La Fabrique Sailing Team
La Fabrique bientôt au sec
17.01.2018

La Fabrique bientôt au sec

Après une deuxième partie de convoyage retour à laquelle a participé Marc-André Cornu, PDG du groupe propriétaire de La Fabrique, l’IMOCA d’Alan Roura est de retour depuis maintenant une semaine à son port d’attache de Lorient La Base. En stand-by dans l’attente d’une fenêtre météo favorable aux manutentions de sortie d’eau, l’équipe de La Fabrique Sailing Team s’affaire à préparer la mise en chantier du monocoque suisse. 

La Fabrique avait quitté Salvador de Bahia fin novembre, à l’issue de la Transat Jacques Vabre d’Alan Roura et Frédéric Denis, avec l’équipe technique de La Fabrique Sailing Team à son bord. Après une brève escale à Natal, au Nord du Brésil, suite à une avarie mineure de vérin de quille, Cyril Enjalran, Alexis Monier, Jay Thompson et Ludovic Mechin mettaient quelque vingt jours plus tard pied à terre à Ponta Delgada (archipel des Açores) - non sans être restés quatre jours bloqués dans l’anticyclone rodant sur zone. Les fêtes de fin d’année passées, c’était ainsi au tour d’Alan de retrouver sa monture, accompagné de son Directeur technique Gilles Avril et de Marc-André Cornu, son sponsor principal. L’occasion pour le PDG de La Fabrique de découvrir la navigation en haute mer et de partager ce qui est le quotidien de son skipper. Rencontre à son arrivée aux pontons :

Marc-André Cornu, pourquoi avoir décidé de poursuivre l’aventure aux côtés d’Alan Roura après le Vendée Globe 2016 ? 
Chez le groupe Cornu, nous fonctionnons énormément au feeling et à la relation humaine. L’aventure que nous avons partagée avec Alan et toute son équipe fut formidable en tout point. Sans parler de son extraordinaire performance durant la course. Nous sentions donc que l’aventure n’était pas terminée et que nous devions permettre au projet de franchir un cap. 

Participer au convoyage retour de La Fabrique, entre les Açores et Lorient, n’est pas une navigation anodine : expérimenter le quotidien du sportif que vous sponsorisez, c’est quelque chose d’important pour vous ? 
C’est effectivement quelque chose de très important dans la relation que nous avons avec Alan, mais pas seulement, puisque nous sommes très proches de l’ensemble des sportifs que nous sponsorisons (ndlr : par le biais de sa marque Roland, le groupe Cornu soutient de nombreux jeunes athlètes, notamment en biathlon, ski, snowboard…). C’est un peu notre « marque de fabrique » ! Je suis, de manière globale, très proche et très concerné dans tout ce que j’entreprends. 

Comment s’est passée cette première navigation à la voile, sur un bateau de course qui plus est ? 
Cela a été et restera pour moi une expérience extraordinaire. Il y a eu des moments difficiles, particulièrement liés aux conditions de mer qui n’ont pas été des plus sympathiques, mais je savais qu’en sortant d’une certaine zone de confort, je prenais quelques risques. Mais c’est aussi, quelque part, mon pain quotidien. Je suis par ailleurs encore plus admiratif de la performance d’Alan lors du dernier Vendée Globe, ainsi que de tous les participants. 

La Fabrique est encore engagée pour trois ans avec Alan, avec plusieurs courses et d’importants travaux au programme. Quel regard portez-vous sur ces futures évolutions du bateau et sur la dynamique de croissance générale du projet ? 
J’espère avant tout que les modifications apportées à La Fabrique apporteront les résultats escomptés. Mais aussi que beaucoup d’autres partenaires nous rejoindront, afin de permettre au projet de se développer encore davantage ! 

Si le chantier de greffe de foils débutera en février, Alan et son équipe ont d’ici là prévu d’effectuer plusieurs tests et pesées de La Fabrique. De quoi étoffer leur connaissance structurelle du bateau et optimiser ainsi leurs idées de modifications annexes (allègement, amélioration de l’ergonomie…). Mais le vent d'Ouest au caractère tempétueux qui souffle sur la Bretagne depuis plusieurs semaines, avec des rafales pouvant atteindre 70 à 100 km/h le long des côtes, contrarie actuellement les possibilités de ce type de manutention et de sortie d’eau du bateau. La patience sera donc de rigueur ces prochains jours, avant de se lancer dans une toute nouvelle aventure : technologique cette fois, en vue de la Route du Rhum 2018, à laquelle Alan et La Fabrique viennent de finaliser leur inscription !



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